Pourquoi nous éditons ce livre

"Avec ses personnages pris dans un entrelacs de secrets et de mensonges qui cherchent à donner à leurs échecs des allures de triomphe, J.J Millàs entremêle le vrai et l'hypothétique, tissant un roman singulier où désir de vie et désir d'aimer se
confondent. » - Aurélie Fillipetti, Rolling Stone, Octobre 2006

« Juan José Millás joue avec une grande finesse psychologique de la confusion des identités. Le nouveau genre humain." - Christophe Jacquet, La Tribune de Lyon, 27 octobre 2006

"Au reste, ce chevauchement de la vie rêvée et de la vie réelle est une constante dans son œuvre. Tout le talent de Millás consistant à isoler “l'une de ces fissures qui s'ouvrent parfois à la surface lisse et dure de la réalité”, et par où s'insinue le désordre, parfois psychologique, parfois narratif. J.J. Millás cultive depuis ses débuts cette conviction qui oriente toute son œuvre et qu'il doit sans doute à sa fréquentation assidue de Kafka, de Borges et d'autres dans la même veine. II faut que Millás ait été perméable à de telles influences pour lire sous sa plume que “la réalité immédiate, la plus familière, celle de tous les jours, offre de multiples fissures par où on peut s'introduire pour observer les choses de l'autre côté“. Le lecteur revient troublé d'une telle traversée du miroir." - Bulletin critique du livre français, décembre 2006

224 pages

ISBN : 2-35176-021-2

PRIX : 19.3 €

FORMAT : 14 x 21.5

AUTEUR : Juan José Millás

TRADUCTEUR(S) : Eduardo Jiménez

DATE DE PARUTION EN VO : 1994

DATE DE PARUTION : 7 sept 2006

Diffusion : Interforum

Accueil \ Oeuvres \ Le Désordre de ton nom

Le Désordre de ton nom

« La réalité immédiate, la plus familière, celle de tous les jours, offrait de multiples fissures par ou on pouvait s'introduire pour observer les choses de l'autre côte […] Ces fissures étaient habilement camouflées par les usages, les règles, les habitudes de comportement. Mais elles apparaissent de temps à autre telle une blessure […], et l'on pouvait pénétrer à l'intérieur du labyrinthe auquel elles donnaient accès, et actionner la vie a partir de là ainsi qu'on tire les fils d'une marionnette. »
Juan José Millás

Julio Orgaz, éditeur, souffre d’hallucinations auditives : il entend L’Internationale aux moments les plus inopportuns. C’est pourquoi il suit une analyse auprès de Carlos Rodó. Après chaque séance, Julio a pris l’habitude de se promener dans un parc. Il y rencontre Laura, une femme mariée qui ressemble étrangement à Teresa, son ancienne maîtresse disparue dans un accident de voiture. Laura est l’épouse du psychanalyste, mais Julio ne le sait pas.

À mesure que progresse l’aventure entre Laura et Julio, ce dernier s’en confie à son psy. Celui-ci comprend rapidement qu’il s’agit de sa propre épouse, mais garde pour lui cette découverte, fasciné de tomber enfin amoureux, à travers Julio, d’une femme qu’il avait épousé par commodité.
À travers les rebondissements du récit, Juan José Millás mêle histoires d’amour et de désir sous le sceau du secret et du mensonge. Avec un talent particulier pour fouiller les recoins de l’âme, il invite le lecteur à partager la quête douloureuse et morbide de Julio, qui se rêve écrivant le roman de sa vie – un roman qui justifierait son existence et qui lui en donnerait la clé.

Le Désordre de ton nom : réalité ou représentation de la réalité ?

"[...] la fiction devient, dirait-on, plus réelle que la réalité. A tel point que vie rêvée et vie réelle se superposent. De la sorte, on l'aura compris, Millás participe de la riche tradition littéraire espagnole et plus particulièrement, s'il faut remonter haut, de la lignée du maître des maîtres, Cervantès bien sûr. [...] Ce livre, qui met en œuvre les dons si rarement réunis d'une simplicité de l'écriture et d'un questionnement complexe sur la nature du roman, consacre Millás comme l'un des écrivains espagnols les plus troublants." - Anthony Dufraisse, Le Matricule des anges, 4 octobre 2006.

L'auteur

Juan José Millás - D.R.

Juan José Millás vit depuis 1952 à Madrid. Après des études de philosophie, il travaille comme marionnettiste, postier ou enseignant avant de publier son premier roman en 1974. Il doit également sa notoriété à son travail de journaliste.

En savoir plus sur Juan José Millás

les actualités de galaade

Rhéa GALANAKI et Loïc MARCOU le 3 février à Athènes… James NOËL le 28 janvier au Centre Pompidou… Lecture de Vénus et Adam d'Alain FOIX le 9 janvier à la Maison des auteurs…