Pourquoi nous éditons ce livre

Une langue française « avec accent », celle de l’étrangère qui choisit d’écrire en français. Une bouleversante histoire d’amour. Une réflexion existentielle, littéraire et politique. Dans le catalogue de Galaade, un texte nécessaire qui nous emmène là où la littérature française rejoint la littérature étrangère.

216 pages

ISBN : 978-2-35176-409-1 / ISBN (epub) :978-2-35176-410-7

PRIX : 18 €

FORMAT : 14,5 x 21

AUTEUR : Albena Dimitrova

DATE DE PARUTION : 2015

Diffusion : Interforum

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Nous dînerons en français

Prix des cinq continents de la Francophonie 2016, finaliste
Prix Senghor 2016, finaliste

« Le communisme s’est écroulé. Le rapport de Guéo l’aurait peut-être sauvé. Les messages de mes paupières gardent leur secret, mais j’ai la vie sauve. »

Tout commence à l’hôpital du gouvernement bulgare où Alba a été admise pour une paralysie galopante. Elle a dix-sept ans et rencontre Guéo, cinquante-cinq ans, membre du Politburo. Conscient de la déroute communiste, il ne cesse de travailler sur un rapport. Là, dans ce sanatorium, puis de Sofia à Varna sur les rives de la mer Noire, ils vont s’aimer. Passionnément, absolument. Surveillés par les services secrets, dans ces jours anciens que sont les dernières années du communisme juste avant que ne tombe le mur de Berlin. Trois ans, peut-être quatre… jusqu’au moment où Guéo va trop loin : l’étau se resserre et Alba doit fuir. Ils se donnent rendez-vous à Paris pour un premier dîner en français.

Avec ce premier roman, charnel et bouleversant, qu’elle a choisi d’écrire en français et non en bulgare, Albena Dimitrova nous livre une magnifique histoire d’amour portée par une langue « avec accent », à la fois forte et poétique. Elle nous offre aussi un regard aiguisé sur la société néo-libérale d’aujourd’hui.

« J’écris en français des histoires vécues en bulgare. J’en ai gardé l’accent. » – Albena Dimitrova

« Quelle fraîcheur ! Quel tempérament ! Le lecteur prend littéralement un coup de sang dès les premières pages de cette histoire d'une Lolita au temps des dernières heures du communisme. » – Le Figaro

« Le premier roman d’Albena Dimitrova est une somptueuse histoire d’amour […], c’est aussi la traduction d’un lien remarquablement physique et sensuel avec le français, langue dans laquelle l’auteure, née à Sofia en 1969, […] a choisi de raconter à la première personne les souvenirs d’Alba qui a eu 20 ans en 1989. […] Dans ce roman, le politique est consubstantiel du sentimental, et l’histoire d’amour s’inscrit dans l’intime d’un régime, d’une époque qui vit ses derniers jours. […] Dans ce français langue d'accueil, affranchi et revitalisé, Albena Dimitrova a magnifiquement donné forme aux larmes d’Alba, pour ne laisser, haine et amertume diluées, que le goût d'un chagrin ʺviableʺ et d'une nostalgie reconnaissante. » – Livres Hebdo

« La dramaturge Albena Dimitrova, installée chez nous depuis 1989, publie son premier roman en français. […] Il n’était pas sans risque d’entrelacer la naissance d’une passion et la fin d’un monde [les derniers jours du bloc de l’Est], Albena Dimitrova joue et gagne sur les deux tableaux, à l’attirance des amants répond une analyse du collectivisme comme impossibilité de susciter le désir chez l’individu. » – Eric Naulleau, Le Point

« C’est une magnifique histoire d’amour qui fleurit sur les décombres du système communiste, comme si la passion ou les sentiments pouvaient seuls échapper au régime totalitaire qui surveille tout, de peur d’être mis en danger par les gens qu’il souhaite pourtant protéger. Dans le regard plein de candeur et de poésie d’Alba, l’auteure nous livre la vision d’une jeune femme dans la Bulgarie communiste de son enfance. Livrée dans une société où tout lui paraît "mensonger", Alba se voit bientôt poussée par son amant en plein cœur du monde libre, à Paris, où elle fait l’apprentissage de nouveaux codes d’une société très différente mais qui partage un point commun avec la société communiste à la veille de la chute du mur de Berlin: la nécessité de s’inventer un avenir. L’auteur pose une réflexion profonde sur le besoin de fonder une société avec des horizons que les individus puissent concilier avec leurs propres aspirations. Cela n’enlève rien à la passion amoureuse qui court au fil des pages dans une langue débordante de vitalité et d’une grande poésie. Une auteure à découvrir absolument. » – Librairie des Arcades (Lons-le-Saunier)

« Un des romans forts de cette rentrée, dont la beauté d'écriture m'a subjuguée. » – Librairie La Suite (Versailles)

« En Bulgarie, dans la déroute des dernières années du communisme, avant que ne tombe le mur de Berlin, Alba, jeune lycéenne, et Guéo, membre du Poliburo, s’aiment d’un amour fou. Dans sa langue d’adoption, français émancipé et aérien, Albena Dimitrova se fait le chantre d’une passion absolue, boussole dans un monde chancelant. » –Librairie Terre des livres (Lyon)

« À la recherche du souvenir de leur premier baiser, Alba repense sans arrêt à son grand amour, Guéo, un homme plus âgé qu'elle, rencontré à l'hôpital alors qu'elle était atteinte d'un début de paralysie. Marié, membre du Politburo, cette passion avait peu d'espoirs de pouvoir s'épanouir, et pourtant leur liaison dure. Jusqu'à la fin annoncée du régime communiste en Bulgarie – il la convainc alors de partir l'attendre à Paris, où il lui promet de la rejoindre pour un « dîner en français ». Mais que peut-on promettre quand une époque entière est en train de disparaître ? Un très beau texte, extrêmement sensible, d'une grande poésie et d'une vraie douceur. Derrière l'histoire d'amour impossible se dessine les contours d'un pays dans la tourmente, qu'un rapport aurait peut-être pu sauver ; celui qu'écrivait Guéo, bien sûr... » – Librairie Le Bateau Livre (Lille)

« Une folle histoire d'amour entre une jeune fille et un quinquagénaire peu avant la fin du communisme. C'est beau, sensuel et dépaysant. À découvrir. » – Fnac Créteil

« Nous dînerons en français est le roman de la fin d'une période en Bulgarie, d'une passion entre deux êtres différents, d'un rendez-vous manqué et Albena Dimitrova a choisi de nous le faire partager avec son accent, dans sa langue d'adoption qu'est le Français, ce qui renforce la poésie et la fraîcheur du trait. » – Librairie Vaux Livres (Vaux-le-Pénil)

RIGHTS SOLD: GERMANY (VERLAG KLAUS WAGENBACH)

L'auteur

© Bojina-Panayotova

Née à Sofia en 1969, Albena Dimitrova rejoint la France quelques mois avant la chute du mur. à son arrivée à Paris, les seuls mots dont elle dispose en français sont « bonjour » et « voyage ». Depuis, cette langue est devenue pour elle une terre d’accueil

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